(Florence Suaton ,commander le texte complet en pdf en page mémoires)


Une institutrice lance un appel aux parents à intervenir en classe , une parent d'élève relaxologue y répond Mardi.

 

Je suis intervenue en tant que Relaxologue dans une classe de CM1-CM2 à l’école de la Sidoine ( photo ci-contre) de mon village. Cette intervention s’est mise en place plus par un heureux concours de circonstances que par un processus formel.
Lors de la réunion des parents d’élève, organisée en début d’année, par l’institutrice de ma fille, celle-ci avait lancé un « appel » aux parents pour intervenir en classe, et enrichir ainsi les apports et les animations auprès des élèves, ceci pouvant se faire dans différents domaines : informatique, santé, loisirs..... en fonction des compétences des parents.
L’institutrice avait plus particulièrement développé les caractéristiques de sa pédagogie :

-inciter les enfants à être acteur dans leur apprentissage,
- les aider à prendre confiance en eux afin que l’erreur ne soit pas un frein, mais au contraire un tremplin pour comprendre,    continuer et rebondir,
- favoriser un climat d’entraide mutuelle entre les enfants.

Lorsque j’avais suivi la formation Yoga Nidra, j’avais proposé au Directeur de l’école une animation de Relaxation pour les enfants. Il avait trouvé la démarche intéressante , mais celle-ci n’avait pu aboutir. Les raisons invoquées concernaient le fait qu’il y avait déjà de nombreuses activités organisées au sein de l’école et qu’il fallait faire des choix, tant dans le nombre d’activités , qu’au niveau du budget disponible. Nous en étions restés là.
Convaincue du bienfait de la Relaxation pour les enfants (et les instituteurs), notamment dans le cadre scolaire j’avais toujours en tête de pouvoir faire quelque chose à l’école...dans cette école où mes deux filles ont fait leur scolarité. Mais il faut noter aussi que l’équipe pédagogique est particulièrement ouverte et sensible au bien- être des enfants, au respect de leur rythme naturel (par exemple, un projet sur le sommeil a été réalisé il y a 2 ans débouchant sur des actions très concrètes, comme, par exemple, autoriser des enfants de CP à faire la sieste selon leur besoin).

En ce début d’année scolaire 2002, forte de ma formation ISTHME, je suis plus motivée que jamais pour proposer une intervention, mais ne souhaite toutefois pas rentrer dans un processus trop formel qui risquerait de rencontrer trop rapidement porte close ( cf mon expérience précédente ).
A la suite de la réunion des parents d’élèves, j’évoque, auprès de l’institutrice, la possibilité d’intervenir en Relaxation dans la classe . Son accueil est positif et nous fixons un rendez-vous afin que je lui présente le contenu de mon intervention....

Lors de notre entretien, l’institutrice m’indique qu’elle avait déjà mis en pratique avec des élèves quelques techniques de relaxation, notamment après les cours d’éducation physique, et avait constaté les effets probants sur les enfants en terme de détente , de calme. Mais n’ayant pas de formation spécifique, elle s’était trouvé assez rapidement à cours « d’arguments », et ne savait pas trop comment continuer ou enchaîner cette expérience.
Elle mentionne qu’elle a très peu de disponibilité dans son programme déjà bien chargé, mais qu’elle verrait bien une possibilité pour que je puisse intervenir dans la salle de classe, l’après-midi, juste après le cours d’éducation physique et avant la récréation pendant 20 à 30 minutes.

Elle souhaite participer aux séances pour ainsi s’enrichir de nouveaux exercices qu’elle pourrait par la suite ré-investir elle-même auprès des enfants.

Puis, je lui présente la formation que j’ai suivie, et reprenant ce que j’avais retenu de son intervention lors de la réunion des parents d’élèves, je lui indique que je proposerai aux enfants des exercices corporels simples en attirant leur attention sur leur ressenti, puis un temps de relaxation leur permettant d’entrer en contact avec eux- mêmes, de prendre le temps de sentir leur bien-être.

Nous prévoyons que les séances commenceront dès la rentrée des vacances de la Toussaint et se dérouleront jusqu’aux vacances de Noël. Puis, au début du mois de janvier, des enfants protestèrent lorsqu’ils constatèrent qu’ils n’avaient pas « leur » séance de Relaxation. L’institutrice, à l’écoute des enfants de sa classe, m’a aussitôt demandé si je pouvais continuer d’intervenir....

Puis, après les vacances de février, c’est l’institutrice elle-même qui me demande de continuer, car elle commence à constater des améliorations sensibles chez certains enfants.
De fil en aiguille, les séances de Relaxation se sont déroulées........jusqu’à la fin de l’année scolaire.

La mise en place de mes interventions, en tant que parent d’élèves possédant une compétence particulière pouvant bénéficier à cette classe était une opportunité à mettre en œuvre qui rencontrait :
- l’intérêt et la curiosité de l’institutrice pour aller plus loin dans son expérience concernant la Relaxation à l’école,
- et mon désir d’enrichir les enfants et leur institutrice de moyens merveilleux pour améliorer leur bien-être, favoriser l’apprentissage et la créativité, les capacités à communiquer.

Il s’agissait, dans un premier temps, de « goûter » à la Relaxation, d’en apprécier les saveurs, d’observer ses bienfaits. Le mets fut jugé plutôt savoureux, puisque qu’il en fût redemandé, et bien heureusement, il pût être servi à nouveau, variant ses couleurs, ses formes, son rythme, essayant d’apporter le meilleur de lui- même !


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