Le Chindaï à l'école
Se relaxer, se concentrer, libérer son potentiel



Je pratique et j’enseigne le Chindaï, discipline très utilisée dans les écoles Canadiennes pour aider les élèves à se relaxer, à prendre un temps pour eux, à se recentrer, afin d’obtenir une attitude de calme avant les cours.
Voici un lien avec une vidéo qui illustre de manière synthétique le travail entrepris là-bas (le chargement de la vidéo peut prendre plusieurs minutes).
J’utilise le Chindaï en début de cours dans mes classes, et j’assure aussi des formations pour les enseignants (le Chindaï est reconnu par la DDJS*), dans l’enseignement catholique pour l’instant, sur Bordeaux et l’Aquitaine (je peux aussi me déplacer pour assurer des formations à l’extérieur, si la demande est là).

Vous allez me demander ce qu’est le Chindaï…
C’est une discipline, une gymnastique physique et mentale, qui s’appuie sur le code d’honneur des arts martiaux (son fondateur a une grande connaissance des arts martiaux). Elle propose une nouvelle approche de la relaxation. Elle a été créée pour faire face aux besoins de notre monde Occidental, lutter contre les agressions ‘modernes’ de notre monde actuel, à savoir…le stress ! C’est une discipline à part entière, qui donne des outils que l’on peut utiliser dans n’importe quelle autre discipline, à n’importe quel moment de la vie. Adaptable, elle a de nombreux champs d’application.

L’étude du Chindaï se compose en deux parties :
Une partie « relaxation », par le biais d’exercices statiques de respiration et de visualisation, ou concentration visuelle, et une partie en mouvement. En effet, la vie courante nous amène à être en mouvement. L’objectif est donc de mettre en application les exercices expérimentés en position assise ou allongée d'une gestuelle, de façon à pouvoir utiliser ces techniques à n’importe quel moment de la journée. Le Chindaï donne donc des outils, transférables à tout instant.
Le Chindaï est une discipline d’équilibre fondamental, dont le principe est « prendre, accepter, transformer, renvoyer ». Ce principe de base s’applique à toutes les situations de la vie. L’élève, par exemple, pour que le Chindaï ait un effet sur lui, devra commencer par accepter les exercices (s’il est en conflit, rien ne se fera). Quand on accepte les coups du sort, les réussites et les échecs, quand on accepte les défauts et les qualités d’une personne, automatiquement, on transforme l’impact négatif de ces situations puisqu’on ne les reçoit pas : elles sont absorbées. Et du coup, le positif est renvoyé. C’est le principe fondamental du Chindaï.

Voyez l’intérêt des exercices d’une respiration fluide, apaisante, régénérante…

La visualisation se fait à l’aide des éléments –air, terre, eau, feu- parce que ces composantes sont présentes autour de nous, qu’elles sont fondamentales à la vie, mais aussi parce qu’elles composent le corps humain.
L’objectif des exercices de visualisation des éléments est de créer un lien par la pensée, entre leurs différentes qualités, que l’on retrouve à l’intérieur du corps, et les éléments naturels qui résident à l’extérieur : le soleil, la mer, l’eau, le sable, l’air…en fait, tous les éléments naturels.
L’individu, en se concentrant sur ces éléments par une visualisation simple, pourra, avec une pratique régulière, par répercussion directe, faire réagir les éléments à l’intérieur de son corps.
On utilise également les exercices de visualisation des couleurs (les couleurs de l’arc-en-ciel), sur le même principe, en se servant des qualités de ces couleurs. Le bleu par exemple, qui correspond à l’élément eau, va être utilisé pour détendre, pour calmer…chaque couleur ayant sa vibration propre.

Marie Elkine

http://www.csdm.qc.ca/st_gabriel/projets/vid

Consulter le mémoire de Marie Elkine : Les cinq premières minutes du cours,
ou comment la relaxation peut aider l’élève à faire la transition d ’un rythme a un autre

*DDJS : Directions Départementales du Ministère de la Jeunesse et des Sports