Le yoga et le besoin vital de mouvement
chez l'enfant de 3 à 7 ans

Extrait du mémoire
"Apprendre par corps" avec le yoga

de Danielle Chateau
Enseignante en maternelle - 2007

 

2) solliciter le cerveau au maximum

Des expériences scientifiques ont prouvées que  plus on sollicite de sens (intérieurs et extérieurs) dans l’apprentissage d’une notion plus l’importance de la surface cérébrale s’accroît. 

En utilisant la visualisation

 Nous évoquerons ici l’utilisation d’un sens intérieur que sont  les images mentales dans l’assimilation d’une notion. Elles permettent de mettre en place le processus de symbolisation nécessaire à l'élaboration  de la notion de concepts, ce qui n'est pas inné chez l'enfant. Dans les cours de yoga, nous avons recours à cette pratique de visualisation, lors des relaxations ; en classe elle peut intervenir de la façon suivante :

Nous prendrons l’exemple d’une difficulté orthographique à acquérir :

L’enseignant écrit au tableau un mot ayant plusieurs fois posé problème. Il demande de le visualiser sur son écran frontal en fermant les yeux, de l’écrire dans l’espace, de le regarder à nouveau, puis de l’écrire sur feuille.

Reprendre le même chemin en cas de erreur. Les mouvements allant du monde extérieur au monde intérieur comme nous l’avons expliqué dans l’exemple précédant sont d’une grande efficacité.

Nous retrouvons dans le mandala cette démarche.

En utilisant le mandala

Le mandala parle au corps qui est lui même organisé, comme ce dessin centré, autour du plexus solaire. Il en est de même de nos propres cellules qui sont des cercles structurés autour d’un  noyau.

Le mandala est un exercice de concentration.

Le cercle qui l'entoure  est un peu comme une membrane protectrice qui nous sépare symboliquement du monde extérieur.

 

« La structure, géométrique ou non, est toujours centrée. Elle correspond aux lois ontologiques avec lesquelles il faut compter pour grandir et se construire.

On sait maintenant le rôle important que joue l’hémisphère cérébral droit dans la créativité. C’est lui qui est concerné dans l’organisation colorée de l’espace. En acceptant de s’approprier cet espace avec ses lois et ses contraintes, c’est le cerveau gauche qui est ici sollicité.  Nous pouvons donc considérer le Mandala comme un matériel neuro-pédagogique de recentrage mettant l’enfant dans des conditions optimales de disponibilité. »   (-Christian Pilastre- créateur de mandalas )

Il est conseillé de pratiquer, comme dans les séances de yoga, cette activité dans une ambiance calme et silencieuse.

Retrouvez l'accès à l'intégralité de ce mémoire sur notre page Mémoires et textes de séances guidées.

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