147 - Les effets des techniques de relaxation sont-ils justifiables scientifiquement ?


Je suis institutrice en CP/CE1, et chaque matinée scolaire débute par 20 à 30 minutes de "Mise en train". Depuis six ans je propose cette activité aux enfants de ma classe. Nous commençons donc par un "nettoyage symbolique des soucis" puis un auto massage inspiré du Do-in, ensuite nous enchaînons avec des reproductions rythmiques corporelles et terminons par du vocal improvisé qui exploite les nombreuses possibilités de la voix.
Je recherche des textes scientifiques qui pourraient approuver ce type de démarche. Pour ma part, je suis persuadée que ce travail apporte beaucoup aux enfants et facilite l'apprentissage, mais je ne sais le justifier.

Catherine Contamine (Institutrice - Ardèche)
cathamel@free.fr

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La réponse de Christian Coudre
Relaxologue et formateur - Pas-de-Calais

Je suis relaxologue et j'ai été enseignant puis rééducateur à l'Education Nationale. J'ai lu avec intérêt votre message et pris connaissance de votre démarche. J'apprécie beaucoup votre initiative de travailler le savoir être pour placer les enfants dans les meilleures dispositions possibles pour devenir- aussi - des élèves lors du temps scolaire. Je connais bien le Do In, mais par contre je ne vois pas bien ce à quoi correspondent les autres activités que vous proposez pour cela.
J'aimerais que vous m'expliquiez un peu mieux ce que vous recherchez. Cherchez vous des "cautions" scientifiques pour prouver à l'institution ou à vos partenaires (enseignants, parents...) que votre démarche est "sérieuse"? Ou craignez vous que cette démarche ne soit pas bénéfique aux enfants?
Est-ce que vous avez déjà évalué votre travail, par des observations portant sur les comportements, la qualité de l'attention... des élèves ? Et est-ce que vous êtes soutenue dans votre démarche ?
Je peux vous conseiller certains ouvrages sérieux qui vous parleront de démarches pouvant s'apparenter à la votre, et aussi de relaxation à l'école, et aussi reprendre à la base la théorie des besoins de la personne pour comprendre comment un enfant peut trouver un sens au fait d'être un élève... malgré le fait que cela lui est imposé. Mais j'aimerais en savoir un peu plus sur votre demande.
Au plaisir de vous lire, si vous souhaitez poursuivre cet échange.

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La réponse de Joël Kerdraon
Sophrologue

Pour vous répondre, dans le domaine du symbolique, de la visualisation et le rapport biologie et son, les démarches sont souvent empiriques ...à ce que je connais!
Des études scientifiques sont menées sur le sommeil, la respiration, le stress, et leur rapport avec l'attention et l'apprentissage. On sait que certains mouvement dynamisent les glandes et d'autres favorisent la circulation et l'équilibre du système lymphatique. Par exemple en sophrologie les mouvements de la relaxation dynamique 1 sont en rapport avec l'épiphyse, l'hypophyse, la thyroïde, les surrénales... Ces recherches ont déja été effectuées par le yoga, de même que les effets de la respiration, des respirations stimulent le cerveau ( oxygénation = meilleures performances).
Je me suis documenté sur tout ça en achetant des livres... et l'expérience...
Quant à vérifier toutes les données, nous avons une idée de la science qui rend difficile les recherches sur la relation corps/esprit.
Sur le site passeport sante vous trouverez beaucoup d'articles qui traitent de ce sujet avec les références bibliographiques et les articles scientifiques qui prolongent votre recherche... mais souvent en anglais ! En voici le lien :

www.passeportsante.net

Je ne peux vous en joindre plus car le sujet est vaste et je manque de temps.
Cependant, pour les exercices dont vous parlez, l'expérience parle : c'est le côté répétitif qui apporte les progrès dans la conscience de soi et dans l'équilibre santé physique.
Dans les entreprises on commence sérieusement à s'apercevoir que l'intelligence émotionnelle est développée chez les meilleurs éléments, parfois au détriment du fameux QI. Ce qui semble sûr, c'est que l'équilibre rationalité/ émotion ( deux parties du cerveau différentes mais en relation étroite) est essentiel pour être un super cadre.
De là, pour moi, à imaginer que pour l'école c'est similaire, l'intellect y étant privilégié au détriment de l'intelligence émotionnelle... il y a un pas que je franchis d'autant plus aisément que j'ai été enseignant pendant 25 ans...lol

 

La réponse de Claire Gérentès
Sophrologue - Nantes/Loire-Atlantique

Vous pouriez sans doute trouver quelques réponses dans le magazine "Psycho et cerveau". Je ne le connais pas, mais à l'époque où je m'étais posé les mêmes questions, on me l'avait conseillé.

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